L’essentiel en une minute
La recette d’un agent vocal IA vérifie un service complet, pas seulement une conversation réussie. Elle couvre la compréhension, la justesse des réponses, les actions, la téléphonie, les données, les limites et le relais humain. Chaque test doit avoir un résultat attendu, une preuve et une décision : accepté, à corriger ou bloquant.
Que doit contenir le plan de recette ?
Le plan de recette associe une intention d’appel, un contexte, les données d’entrée, le déroulé attendu, l’issue correcte et les critères d’acceptation. Il identifie aussi l’environnement testé, la version du scénario, la date, le testeur et la preuve utile en cas d’écart.
- Cas nominal : la demande la plus simple et la plus fréquente.
- Variantes : accents, hésitations, silences, reformulations et bruit raisonnable.
- Cas limites : information absente, action impossible ou demande hors périmètre.
- Relais : transfert, rappel, message de repli ou fin de conversation.
Quels critères d’acceptation utiliser ?
Un critère utile est binaire ou mesurable. La bonne intention est reconnue, la réponse provient d’une source approuvée, l’action crée le bon résultat, les données transmises sont exactes et le relais arrive à la bonne destination. Les impressions générales peuvent compléter ces critères, pas les remplacer.
Comment tester les erreurs et le passage de relais ?
Provoquez volontairement les situations prévues : incompréhension, donnée incohérente, silence, refus, système indisponible et demande sensible. Le scénario doit expliquer ce qui se passe, éviter d’inventer une réponse et orienter vers une issue sûre avec le contexte autorisé.
- Limiter le nombre de reformulations avant l’issue de repli.
- Vérifier les horaires et les destinations de transfert.
- Tester ce que l’équipe humaine reçoit après le relais.
- Contrôler qu’aucune action partielle n’est présentée comme réussie.
Comment décider la mise en service ?
La décision repose sur une liste explicite de défauts bloquants, majeurs et mineurs. Les cas bloquants sont corrigés et rejoués avant lancement. Les écarts acceptés temporairement ont un propriétaire, une date et une mesure de réduction du risque.
Les points à clarifier avant d’avancer
Combien de scénarios faut-il tester ?
Le nombre dépend du périmètre. Couvrez chaque intention, chaque action et chaque issue, puis ajoutez les formulations et échecs les plus probables. La couverture compte davantage qu’un nombre arbitraire de conversations.
Qui participe à la recette ?
Le métier vérifie la justesse et l’utilité, l’intégrateur vérifie la téléphonie et les systèmes, l’équipe projet suit les écarts, et le responsable concerné par les données valide les exigences associées.
Faut-il refaire une recette après une mise à jour ?
Oui pour les parcours touchés. Une modification de source, de règle, d’action, d’intégration ou de routage peut affecter d’autres cas ; une sélection de tests de non-régression doit donc être rejouée.